1.2.3

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Voici les premières photos prises lorsque de mon séjour en Martinique. Un intérêt mystérieux pour les groupes, les trios. Trois ca rapelle les triangles, une certaine harmonie…


Je suis là chez moi. Dans ma chambre, assise par terre à écrire sur mon ordinateur. Et je me demande pourquoi. Il semble que je ne peux rien faire d’autre. J’ai passé la journée à tenter d’échapper cet endroit ou plutôt l’inconfort qui est en moi. J’ai l’impression de courir en rond, d’aller à tellement d’endroits dans ma tête que ca épuise. Au final, le plus loin que je suis allée dans la réalité est quelques rues lors de ma marche pour observer le couché du soleil du coin de l’oeil. Sans même pouvoir en profiter complètement parce que cette habitude d’être ailleurs semble s’être éparpillée sur mon être. Pourtant je sais comment méditer, comment être simplement. Porter son attention sur la respiration, accueillir l’existence. La vie qui danse, qui vibre en nous et autour de nous. 


Les idées se n’est pas ce qui manque. Au dirait qu’il y a toutes ces lumières en moi et parfois je les allume. Je me demanque si j’ai un talent pour écrire. Je ne sais pas trop si le ”flow” passe par les mots pour moi. J’ai l’habitude avec les couleurs, les ligues, les courbes ; j’aime bien l’abstraction parce que ca parle dans un language que je ne peux penser, seulement ressentir. Alors quand je dessine, il y a là un moment de calme et de présence incomparable. Je suis confiance, pas comme d’habitude où je me dis que je dois être confiante. J’aime quand les choses se font de facon naturelle. Et j’apprends depuis quelques années que ”naturel” ne signifie pas toujours facilement sans peines ou douleurs. Est-ce aussi sans force? J’imagine que non. Sans contrôle? Là est la clé et le mystère. 


Ainsi, je prends un crayon et ma main sait exactement où se poser. Je laisse les choses aller comme si le ”je” disparaissait pour un instant. La vie, la force créatrice qui est le guide, qui s’écoule par l’entremise du corps. J’imagine que ca nécéssite un entraînement. Practiquer l’ouverture et abaisser le besoin de contrôler. J’aimerais pouvoir appliquer cela dans ma réalité physique. Ca ne marche pas si j’impose une certaine apparence ou facon d’être. Il faut que j’accepte ce qui s’offre à moi tout en ayant une direction claire. Avoir le matériel; les crayons, le papier donne une sécurité, un cadre dans lequel je suis libre d’explorer. Il arrive que je rationalise ce qu’il se trace sur la feuille mais les pensées qui m’aparaissent ne sont pas envahissantes. Je peux écouter. Parfois elles amènent aux jeu ou à la compréhension de soi. 


C’est drôle j’aime écrire ca me captive mais en même temps ca me frustre un peu. Je me relis et je me dis que ce n’est pas intéressant ou que c’est pas ca que je veux dire exactement. C’est une practique. 

Mes propres règles. Je peux mettre des points où je veux, des virgules. Des mots seuls ou accompagnés. Des morceaux de phrases. Des miettes de pensées. Un sourire léger. 


Retour aux trios. 

Le corps, la nature et la trace. 

Au final, c’est toute la même chose. Il n’y a pas vraiment de séparation.  


Mon pied qui bouge. J’ai découvert un jour que lorsque je suis tracassée mon droit pied se met à bouger, à se balancer. Un signal de stresse ou possiblement de changement. Le tracas de vouloir exprimer, une intensité qui me démange, le tout se bouscule en moi, le passage est bloqué. Manque de fluidité. Respire. 


Les mains magiques. Qui peuvent créer. guérir. guider. 


Je comprends lorsque je me relis mais comment cela puisse t-il faire du sens pour une personne qui n’est pas dans ma tête? Je veux toutefois demeurer vraie. Donc les remises en question et les sauts d’une pensées à une autre ont leur place. 


1.2.3. 


Harmonie. 


















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