Sénégal- Part 2

Hé oui je pars au Sénégal! 


J’ai un sentiment depuis plusieurs mois, un appel du coeur. Je ne peux faire autrement.  

Ce fut si difficile de prendre la décision. De vraiment acheter mes billets d’avion. 
De choisir les dates. Pas de retour en arrière.  


J’ai -dessiné, peint, dansé, écris- tous mes doutes  

et une fois extériorisés, j’ai vu.  

Des limites, des peurs. Très valides et ressenties.  

Je les aies accueillies. Puis j’ai vu aussi que c’était limitant d’avoir peur de la peur.  

Un choix se présente.  


Un jour, j’ai noté comme rappel : when making decisions, go with the less ”certain” one.  


Voilà. j’y vais!


Il a ensuite fallu dire bienvenu aux craintes des gens autour de moi. Parfois, j’avais l’impression que le feu des incertitudes ne cessait d’être alimenté.  

Mais comment compétitionner avec ce feu en moi?  

Trop déterminée à suivre ce chemin  

qui je le sens se trace en moi.  


Intuition.  


Sénégal- part 1

Contexte: 


 Vancouver. After two years. 

My people are here. I feel supported and comfortable. 

 Yet I need to leave, go back home. 


 Where is home but within myself ? 


Here I am on the plane. 

After the tears, I feel relief and a bit lighter. Back to less stuff. A suitcase. 

I feel alone in a good way. With a smile and a heart to follow. 


Fly. 


Back to my dad’s place. A big house. A playfield of grass and open sky. 

Where is the depth of connections in my family? 

Can we even talk to one another about our inner worlds? 

I am submerged by an ocean of questions. 


Je vois leurs yeux et je sais que je suis où je dois être. 

Du temps séparé / peut-on mieux apprécier
nos instants partagés maintenant?


Je suis seule ici pourtant, avec ce champ, un lieu de source. Je ne peux concevoir qu’il a manque. Je cours sur la glace, me laisse glisser, tomber. Allongée sur le froid. Une danse. Un jeu. 


C’est justement ça. La danse. Mon chemin décidé. 


Pendant deux mois, je n’ai pas vraiment quitté cet endroit. J’ai fais de la couture en abondance. Détruire pour reconstruire, refaire, recréer. 

Une sorte de thérapie par morceau. 

Des moments de contemplation, le mouvement continuel. 

 Nuages. Oiseaux. Siestes dans l’herbe. Tout ce dont j’ai besoin. 

Des moments de folie aux cris dans l’étendue. Personne ne m’entend réellement. 


Isolement. 




 «-Papa,Maman, Je pars au Sénégal. 

 -Quoi?! »                                                           


Mots doux

Tranquillement, je retourne à la maison. 

Je me dis des mots plus doux. 

Il y a une révolution qui se construit en moi. 

Je suis en morceaux, mais ça va je sais coudre. 


J’ai toujours été inconfortable de publier des photos de mon visage. 

Je sais qu’il s’y cache tellement de choses, c’est effrayant de les mettre devant juste comme ça : 

«Voilà regarde les traces de mes joies ainsi que toutes les peines et peurs qui m’habitent». 

J’imagine qu’on a besoin de plus de ça, des moments d’ouverture? 


Et oui, je struggle avec mon visage asymétrique, mes boutons, ma pilosité, mes cernes..  

(n’est-ce pas un privilège d’avoir ce genre de préoccupations plutôt que d’autres?)


Pourtant, mon visage n’est pas aussi fragmenté que je le pense souvent. 

Mon équilibre à moi

Et sérieusement, mes yeux crient «je suis une déesse»!


Je t’aime



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Gently, coming back home. 

I practice telling myself softer, kinder words. 

A revolution is growing within me. 

I am in pieces but it’s okay, I know how to sew. 


I’ve always felt uncomfortable with posting photos of my face. 

I sense it is the home for many treasures, how scary to expose them : 

 «Here, look at the traces of my joy as well as the sorrows and fears that live with me.» 

I imagine we need more of those moments, of clear openness? 


So yes, I struggle with an asymmetrical face, pimples, facial hair, dark circles… 

(isn’t it a privilege to have this type of difficulties?)


Yet, my face is not as fragmented as I often think it. 

I hold my own harmony 

Screaming «I am a goddess» with my eyes!


 Love you  


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